La voie de la guérison

La voie de la guérison, être ou devenir guérisseur.

“Devient-on guérisseur ? Choisit-on d’être guérisseur ? Quelle est la différence entre une personne qui développe les perceptions de guérison par une technique, une méthode, l’utilisation de symboles ou de rituels, et celle qui a un don inné ? Qu’attend Dieu des guérisseurs ? Pourquoi certains naissent-ils avec de tels potentiels et pourquoi d’autres souhaitent-ils se voir dotés de ces mêmes potentiels ?”

L’ouverture à la voie de la guérison passe inévitablement par des questionnements, des positionnements. Car le guérisseur doit devenir un cœur pur. Un être doué d’une capacité d’introspection, tant sur lui-même que sur les autres, sur la matrice de la création, sur Dieu. Se poser les bonnes questions, évoluer, observer, comprendre et laisser la force de vie agir dans la conscience Divine sans intervenir. Etre Dieu un instant, mais sans croire un instant être Dieu, tout en sachant dans sa pleine conscience que l’on est une part de Lui.

 Car vient la grande notion, mystérieuse, de la duplication. Si nous vivons dans un monde où la matière n’est autre qu’une réalité tangible mais sans « l’Être de la réalité » que nous pouvons observer, si chaque être humain est une part du Dieu Vivant dont on s’éloigne en se noyant dans les illusions… Ou bien à l’inverse en imprégnant pleinement l’Être supérieur qui nous anime tous et qui crée le système dans lequel nous évoluons. Qu’est-ce que la matière de la chair, de ce corps de chair qui abrite une part complète ou incomplète du grand tout ? C’est la question fondamentale à laquelle le guérisseur doit se confronter pour comprendre le fonctionnement de l’action de guérison qui est opérée pour guérir. Car la duplication, c’est la part de bonne santé «  de Dieu » qui est en soi, que nous dupliquons pour donner, permettre à l’autre de se mettre en harmonie avec la voie de guérison qui est en lui, car en nous et évidemment en Dieu. Dieu est guérison, puisque Dieu est vie et Dieu est amour. Comment dupliquer à l’infini cette guérison sans tomber soi-même malade ? Beaucoup utiliseront des symboles et y verront le moyen de contraindre les énergies de guérison, de vie, inconsciemment pour la plupart ave cette idée fausse que c’est l’outil qui protège et évite de tomber soi-même malade. Ces méthodes ne cherchent-elles pas à contraindre Dieu ?
 Le guérisseur ne doit-il pas se poser les bonnes questions pour accéder à ces réalités supérieures qui nous font voir le monde par les yeux de son créateur ?

Ce monde créé pour être matière, pour vivre et expérimenter les archétypes de la Création. 

Et si le monde que nous avons sous les yeux n’est autre qu’une matière simple comme de la glaise faite de sang et de matière gélatineuse ? Si notre corps n’est autre que cette substance où toute chose est créée et prend vie ? Et si finalement ce que nous prenons pour des organes ne sont rien d’autre qu’une illusion, mais que ces organes nous apparaissent ainsi car la fonction donne la forme ? J’ai besoin de digérer. Nous voyons un estomac. Alors d’où viendraient les maladies ? Du fait d’obscurcir la substance par l’esprit.

Vu sous cet angle, nous comprendrons que deux choses sont à prendre en compte pour le guérisseur : cette substance-matière et l’énergie. Deux choses séparées mais qui vont de paire et se répondent l’une l’autre dans la création.

 Cette substance serait ce que les prêtres Egyptiens ritualisaient avec le pain et le vin ; ce que Jésus a repris pour magnifier Dieu par son principe créateur.

Dieu, notre père, unique et multiple par ses fonctions – et donc par ses formes – doit être connu et expérimenté dans la compréhension et l’intégration de ses diverses manifestations (dieux et déesses…) car connaître Dieu c’est connaître ses principes. L’idolâtrie ne serait en définitive que l’adoration des formes, sans connaître ou sans prendre en considération les propriétés, les fonctions.

Jésus maîtrisait cette substance ; il savait que l’ignorance et l’orgueil créent le mal et que le mal crée la maladie.

 Prendre conscience dans son être intérieur de tout ceci est une chose. La mise en pratique par la conscience pleine et la compréhension de tout ceci en est une autre.
En tant que guérisseuse, je m’efforce de comprendre ce qui me semble impensable ; mais ce qui est impensable fait partie de mon quotidien. Être dans la vérité, souhaiter sincèrement venir en aide aux autres, passe nécessairement par ces prises de conscience qui rendent ce qui nous entoure si étrange, puisque étranger à la compréhension humaine, mais nécessaire pour offrir aux autres l’accès à la guérison qu’ils viennent demander. Comprendre ceci permet de laisser Dieu libre d’agir à travers nous comme il le souhaite, et de la manière dont il le souhaite, sans le contraindre.


Cendrine

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